Cris d'échos soufflé par mes neurones. Ils voudraient bien que je cesse d'exister cérébralement. Les acteurs de mon corps suivent, tout en se déchainant. Un ouragan d'haine et de désespoir. Tentative de suicide mentale, ils souhaitent un oubli intégral. Mais mon c½ur se force de souffrir pour se reconstruire, inspirant à mon flux humain de prendre la fuite, de s'epanouir, de se laisser vivre. Ils se lâchent, sous les battements de mon c½ur, tel un tempo de guerre, un appel à l'existence. On ne vit que par la douleur, trop présente, et l'on se perd dans le bonheur, trop éphémère. Course sur le chemin pavé d'or et de cailloux, d'épines et de pétales de roses. Une réalité abstraite qui s'efface dans l'apocalypse. On voit les secondes qui défilent, qui ne se croisent jamais, qui ne se lient pas, mais à qui l'on tente, de leur donner un sens, un sens à notre vie, à nos amours, à nos sentiments. On pourrait nager dans un bol de délice, et se noyer dans l'amertume. Le miense perce, au fur et à mesure, mêlent trop rapidement ces deux liquides imbuvables. Je tente de le scotcher, de le coller, d'essayer de lui rendre sa beauté d'innocence, mais un bol abimé, fissuré, reste un bol abimé et fissuré et je continuerai à m'en servir, jusqu'àqu'il se brise.
" Je suis sage, tu es volage. Je suis complexe, toi tu es pire. Je suis mutine, tu es blue jean. Je suis féminine, tu es misogyne. Je suis conventionnelle, tu es bisexuelle. Je suis nicotine, tu es cocaïne. Je suis à l'Est, Tu es à l'Ouest. Je suis mentale, tu es banal. Je suis légale, tu es marginale. Je suis fatale, t'es infernale. Je suis sentimentale, tu es didactoriale . Je suis mortelle, tu es criminelle."